Edouard Baldus, version 3D

(English translation at the bottom of the page)

 

Les vues en trois dimensions d'Edouard Baldus (1813-1889) ne sont pas aussi rares qu'on a pu le dire : moins onéreuses que ses grands formats, le photographe a dû en écouler un assez grand nombre. Elles restent cependant nettement moins fréquentes que les tirages commercialisés par ses confrères plus obscurs. Sans mépris pour le procédé, ces derniers fournissaient au public, et à un prix relativement abordable, les vues stéréoscopiques dont il était friand.

Entièrement tributaires d'une clientèle privée, contrairement aux grands noms de la photographie "primitive" (Bayard, Baldus ou Le Gray) qui ont pu bénéficier de la commande publique, les photographes français qui s'adonnaient à la stéréoscopie sous le second Empire (Jouvin, Bertrand, Moulin, Furne et Tournier…) ne pouvaient compter que sur l'écoulement d'une production abondante pour assurer l'existence de leur atelier.

 

BaldusAvignonInondationsEdouard Baldus,  Remparts d'Avignon pendant les inondations du Rhône, vue stereoscopique, juin 1856 (Collection José Calvelo)

 

Les commandes d'Etat et de l'industrie étaient sans doute trop rares pour nourrir un photographe. Le commerce de détail, et notamment la vente de photographies stéréoscopiques, était donc probablement nécessaire à la survie d'un professionnel aussi respecté qu'Edouard Baldus.

Mais si l'on compare sa production à celle d'autres stéréoscopistes – ceux qui, en véritables préimpressionistes, saisissaient les aspects les plus fugitifs d'un quotidien devenu tout à fait exotique –, il faut bien avouer que sa production nous paraît plutôt académique et guindée ! Ce goût pour le monument et le monumental convient peut-être à la solennité et au merveilleux "piqué" des grands formats mais beaucoup moins aux prédispositions plus intimistes de la stéréoscopie.

 

BaldusAvignonPalaisEdouard Baldus,  Palais des Papes, Avignon, vers 1855-1860 (Collection José Calvelo)

BaldusTimbre1
Timbre humide de Baldus au verso. Adresse du photographe vers 1858.
La marque du photographe n'apparaît que dans une très petite petite minorité de vues.

 

 

BaldusAvignonVilleneuveEdouard Baldus,  Villeneuve-lès-Avignon, vers 1855-1860, vue pour le stéréoscope (Collection José Calvelo)

 

BaldusTimbre2

Timbre humide de Baldus. Adresse du photographe vers 1858.
La légende en anglais a sans doute été rédigée par l'acheteur originel de la vue.

 

 

BaldusArlesTrophimeEdouard Baldus,  Arles, Saint-Trophime, ca 1855-1860, stereoview (Collection José Calvelo)

 

 

BaldusMarseilleEdouard Baldus,  Marseille, Fort Saint-Jean, ca 1855-1860, stereoview (Collection José Calvelo)

 

 

BaldusArlesEdouard Baldus,  Arles, les arènes, vers 1855-1860, stereoview (Collection José Calvelo)

 

 

BaldusNimesEdouard Baldus, Nîmes, vers 1855-1860, stereocard (Collection José Calvelo)

 

 

BaldusNimesMaisonCarreeEdouard Baldus, La Maison Carrée, vers 1855-1860, stéréo (Collection José Calvelo)

 

•••••••••••••••••••••      E N G L I S H    T R A N S L A T I O N     ••••••••••••••

The three-dimensional views of Edouard Baldus (1813-1889) are not as scarce as one could say: less expensive than his large format prints, the famous photographer had probably sold quite a few. However, they remain less frequent today than the prints sold by his unknown colleagues. Without disregard for the process, they provided to the public, and at a relatively affordable price, the stereoscopic views of which he was fond.

Entirely dependent on private clients, unlike the big names in "primitive" photography (such as Bayard, Baldus or Le Gray) who have benefited from State commissions, the French photographers who engaged in stereoscopy by the 1860's (Jouvin, Bertrand, Moulin, Furne and Tournier, to name a few...) could only rely on the flow of abundant production to ensure the existence of their workshop.

Orders from the State or Corporations were probably too rare to feed a photographer. Retail trade, particularly the sale of stereoscopic photographs.  was, therefore, necessary for the survival of any professional, even one as respected as Edouard Baldus.

Nevertheless, if we compare his output to other "stereoscopists" – those who, as real "pre-impressionists", seized the most fleeting aspects of a daily victorian life which has become extremely exotic – we must admit that his production seems rather academic and uptight! Baldus' taste for the monumental suits perfectly to the solemnity and the fineness of the large format but is much less predisposed to the "intimist" leaning of stereoscopic photography.

 

 

 

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Photographie 3D " primitive "

Vues stéréoscopiques anciennes (early stereoviews) * * 3D History - XIXe siècle

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